La gestion de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises est confiée au préfet, administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF). La collectivité des TAAF est donc de fait l’organisme gestionnaire de la Réserve naturelle.

 

A l’instar des autres réserves naturelles, la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises est dotée d’un Comité consultatif et d’un Conseil scientifique. Pour assurer la gestion de la Réserve naturelle, le préfet, administrateur supérieur des TAAF, s’appuie sur ces deux instances consultatives.

 

  • Le Comité consultatif : l’article 3 du décret n°2006-1211 modifié fait du Conseil consultatif des TAAF le Comité consultatif de la Réserve naturelle, auquel s’ajoutent 6 autres membres, notamment les représentants des armements de la pêche australe et des associations agréées de l’environnement. Le Comité consultatif donne son avis sur le fonctionnement, la gestion et les conditions d’application des mesures prévues par la décision de classement en réserve naturelle. Il peut demander au représentant de l’Etat la réalisation d’études scientifiques et recueillir tout avis en vue d’assurer la conservation, la protection et l’amélioration du milieu naturel de la Réserve naturelle ».

 

  • Le Conseil scientifique: en vertu de l’article 4 du décret n°2006-1211 modifié, le Comité de l’environnement polaire (CEP) tient lieu de Conseil scientifique de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises. Il peut être sollicité sur toute question à caractère scientifique touchant à la Réserve naturelle. Il donne notamment son avis sur les demandes de manipulation d’espèces et d’accès, à des fins scientifiques, dans des zones protégées de la Réserve naturelle.

 

A la différence d’autres réserves naturelles françaises, la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises regroupe des territoires inhabités, où les seuls résidents non permanents sont des scientifiques, des militaires et des civils qui assurent, par leur présence, la souveraineté de l’Etat français sur ces îles. De fait, aucun élu local ne siège dans les instances de gestion de la Réserve naturelle. Les intérêts collectifs de la nation sont alors représentés par quatre parlementaires membres du Conseil consultatif des TAAF, ce qui atteste bien de l’importance nationale de ces territoires et de la gestion qui en est faite.